rentrée littéraire 2013: premiers échos...

 

Rentrée littéraire : premiers échos, une rentrée ouverte…

 

Avec 555 romans la rentrée littéraire passe pour la première fois depuis douze ans sous la barre des 600 titres. Littérature française et littérature étrangère sont également concernées. Fait notable : pour la première fois depuis longtemps le nombre des  premiers romans est en hausse, après cinq années de baisse. Une bonne nouvelle dans une rentrée "ouverte", dans laquelle les habituels « mastodontes » familiers des médias et habituels favoris des prix littéraires d’automne sont cette fois aux abonnés absents. Tous les espoirs sont permis dès lors, pour des auteurs solides, jouissant d’une  réputation flatteuse tant auprès du public que de la critique, et pour les auteurs de premiers romans. Pas facile dans ces conditions de sélectionner quelques titres prometteurs, en voici néanmoins quelques uns, une sélection qui, moins que jamais ne se veut exhaustive. De quoi bien démarrer toutefois une rentrée 2013 , à tous égards passionnante bien que pas toujours rose, avec pour commencer, des livres coups de poing et d’autres délicatement moroses…

 

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                 La vie…quand même !

De la déportation, des camps, de l’enfer concentrationnaire, il semble  que tout ait été dit  entre films, témoignages, documentaires et romans. Pourtant Kinderzimmer de Valentine Goby n’est pas un livre de plus sur le sujet : il saisit le lecteur qu’il glace et terrifie comme le cinglement du fouet dans un bagne nazi. Un effet qu’il doit sans doute à une écriture particulière, délibérément inscrite dans un présent permanent et bien sûr à son sujet : une fiction romanesque sur un sujet mal connu, la naissance de bébés dans les camps de concentration nazis.
En 1944, Mila, son héroïne travaille dans une librairie d'édition musicale, résistante elle sera dénoncée par un mouchard puis déportée à Ravensbrück, majoritairement un camp de femmes comptant plus de quarante mille détenues.

En caméra subjective nous entrons donc dans le camp avec Mila, 22 eux ans et franchissons avec elle l'entrée du camp en compagnie de 400 femmes toutes aussi apeurées et tremblantes qu’elle l’est elle-même. D’abord cantonnées en quarantaine dans d’infâmes baraquements, elles vont découvrir le quotidien du camp :   cruauté des gardiennes, supplice de l'interminable appel, à 3 heures du matin dans un froid insupportable, où, contraintes de demeurer immobiles, il faut : « faire la stèle ». Il faut    trouver au plus profond de soi l'énergie pour survivre, puiser en chaque jour la force d'imaginer demain. Mila est enceinte mais s’interroge: « si ça compte, ni de quelle façon ». Sa crainte ? Echouer au « Revier », l’infirmerie du camp, l’antichambre de la mort…Pour survivre, Mila, avec l'aide d'autres déportées va s'accrocher au présent et à l'espoir, afin d’éviter au nourrisson une mort certaine dès sa naissance pour que la  vie triomphe de la mort omniprésente. Malgré tous ses efforts l'enfant naîtra dans une « Kinderzimmer », littéralement « lLa chambre des enfants » mais ne survivra pas hélas aux effets conjugués de la malnutrition, des privations, du manque d'hygiène, et des  épidémies qui ravagent le camp. Une autre détenue, russe, lui proposera alors d'adopter son fils et de le déclarer comme son propre enfant. La vie quoiqu’il arrive ! C’est la volonté de ces déportées qui décident de considérer le camp comme un lieu de vie quasi-ordinaire, où l’on apprend, chante, et met des enfants au monde. Et c’est cet admirable paradoxe qu’avec infiniment de talent Valentine Goby, parvient à restituer, elle qui n’est pas une spécialiste de la déportation, grâce à une langue charnelle, incantatoire, sèche parfois, qui se refuse à émouvoir, et qui n’épargne rien au lecteur : pus qui suinte, sang qui s’écoule,  ravages de la dysenterie, du choléra, ou de l’érysipèle. Et moins encore  les coups qu’elle assène au lecteur aussi violemment que ceux qui ont été portés dans l’enfer de Ravensbrück. Aucune faiblesse dans cette langue, car là-bas faiblir signifiait crever…

* Kinderzimmer. Valentine Goby. Ed. Actes Sud. 218 p. 20 €

 

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  Antigone dans les ruines…

 

Dernier roman de Sorj Chalandon: « Le quatrième mur », se réfère explicitement au théâtre, où il est: « une façade imaginaire que les acteurs construisent en bord de scène pour renforcer l’illusion », un mur séparant symboliquement les acteurs et la scène du public. Dans le livre le mur qui se dresse entre la réalité du narrateur, Georges, et celle d'une population en miettes.

 

Nous sommes à Beyrouth, en 1982, dans un pays en guerre, divisé par la haine entre des communautés décimées par les balles et les chars. Par amitié pour son ami mourant Samuel, metteur en scène, résistant grec et juif, Georges "petit théâtreux de patronage", et "orphelin d'idéologie" quitte sa paisible vie parisienne pour l’enfer de Beyrouth  afin d’y  monter l’Antigone, d’Anouilh. Substituant le théâtre des ruines au théâtre de rue il souhaite réunir les communautés en guerre ne serait-ce que le temps d’une pièce de théâtre, pour leur offrir une possible trêve, un instant de grâce,  un éclat de poésie parmi ceux des obus. En somme, un acte de résistance, dans laquelle la tragédie deviendrait arme de paix pour lequel le choix de  l’Antigone, d’Anouilh montée en pleine occupation allemande s’impose. Hélas la guerre et ses massacres auront le dernier mot, signant la fin de la tragédie, à l’image de l’épilogue de la pièce d’Anouilh et sa définitive fatalité de la mort et de l’oubli : la mort de… ceux qui croyaient une chose, de ceux qui croyaient le contraire, et même de ceux qui ne croyaient en rien…Morts pareil tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris. Et ceux qui vivent encore vont commencer à les oublier et à confondre leurs noms. C’est fini.

Entre ce terrible épilogue et le prologue de la pièce qui encadrent son roman,  Sorj Chalandon mène puissamment et admirablement la dramaturgie d’un récit mêlant cesse horreur et absurdité et terribles et bouleversantes images.  Un texte-coup de poing asséné au lecteur au risque du KO.

 

* Le quatrième mur . Sorj Chalandon. Ed. Grasset, 327 p, 19 euros.

 

 

 

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Détruire dit-il…

 

 Tristan Garcia, philosophe et romancier lauréat du prix de Flore pour son premier roman "La Meilleure part des hommes" en 2008, a eu 20 ans en 2000. C’est sa génération et ses rêves perdus qu’il a choisi de mettre en scène, l’histoire d’une adolescence dans les années 90, écartelée entre tentation révolutionnaire et ennui de province. Une sorte de biographie de son propre démon intérieur de jeunesse et celle d’une génération perdue, celle des enfants d'une classe moyenne formatée par la normalisation, la standardisation, et qui, excédée par trop de frustrations, bascule dans les ténèbres de la radicalité en renonçant à l'idée illusoire qu'ils se faisaient de la liberté et de la réalisation de soi, en endossant l'uniforme invisible des personnes ordinaires.

Le roman raconte donc l’amitié entre trois de ces jeunes gens, de l’enfance à l’adolescence, qui s’éloigneront après avoir pris des chemins différents. Il y a tout d’abord, Basile, et Madeleine, enfants des années quatre-vingt dans une ville de province, Mornay. Timides et sans amis, ils rencontrent un orphelin: Faber, petit génie, fascinant et insupportable, libre et excessif et qui, persuadé d'être un diable réincarné, voulait changer le monde. Jusqu’à l’âge adulte, ils subirent sa fascination et le suivirent aveuglément pensant qu’il serait un jour roi du monde mais Faber était allé trop loin, signant ainsi la dissolution douloureuse de l'équipe. Fin de l'adolescence, du rêve et des folies, il était temps de devenir sérieux et de se confronter à la vie réelle…

Aujourd’hui, Madeleine et Basile sont rentrés dans le rang. Elle est préparatrice en pharmacie, et  Basile est professeur de français. Mais Faber n’a jamais pour autant cessé de les hanter. Ayant tout raté et mal vieilli, il s’est retranché dans une ferme abandonnée, en Ariège, où Madeleine est venue le chercher, pour le ramener à Mornay et le sauver. Las ! Le petit dieu de leur enfance s’est mué en démon désœuvré et clochardisé, qui n’est revenu à Mornay que pour faire ce qu'il fait le mieux : détruire. Un pauvre diable attachant pour lequel Tristan Garcia a toutes les tendresses…

 

* Faber.  Tristan Garcia . Ed.Gallimard, 462 pages, 21,60 euros

 

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Familles je vous hais !

 

 Après les succès de « Ce que je sais de Vera Candida » et « Et mon coeur transparent », « La grâce des brigands »,  huitième roman de Véronique Ovaldé reprend ses thèmes de prédilection : l’aliénation et l’emprise de la famille ennemie de la liberté des individus et singulièrement, de celle des femmes. Sa forme délaisse cette fois le conte pour celle d’un roman en forme de fable singulière qui, entre réflexion et fantaisie distante, permet au narrateur distancié de ne retenir de la vie de son héroïne que les instants décisifs, ceux qui rendent compte de l’essence même de son existence.  

 

Maria Cristina Vaatonen a fui à seize ans un père taciturne, une soeur jalouse, une mère un peu folle et la petite bourgade de Lapérouse pour s'installer à Santa Monica. Vingt ans après elle vit enfin librement dans la Californie libertaire des années soixante-dix où elle rencontre Rafaël Claramunt, écrivain fantasque, héroïnomane, pygmalion assumé et imposteur probable qui lui ouvre les portes de l’édition. La jeune fille timide et mal dans sa peau se mue alors en romancière comblée grâce au succès de son premier roman, un règlement de comptes décisif avec sa famille, consacrant ainsi la prééminence de l’écriture au cœur de son existence. Mais un coup de fil de sa mère qu’elle n’a pas vue depuis plusieurs années va bouleverser l’équilibre d’une existence enfin reconstruite. Elle lui demande d'adopter le fils de sa sœur. Un coup de fil qui va bouleverser sa vie…

Petites touches et flashbacks permettent d’appréhender peur à peu ce que fut l’existence de Maria Cristina, figure féminine forte revendiquant son destin malgré trahisons et plagiat. La magie de l’écriture singulière de Véronique OVALDE, dense et rythmée, mêlant subtilement réflexion profonde et fantaisie, opère insidieusement sur un lecteur souvent fasciné par des personnages, qui semblent droit sortis de la littérature sud-américaine… De quoi propulser Véronique OVALDE dans la course à l’attribution des prix littéraires de fin d’année…

 

* « La Grace des brigands ».Véronique Ovaldé, ED.  L’Olivier, 290 p., 19.50 euros.

 

 

 

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L'amour, un mot hagard

 

Que retenir d’une existence qui ne cesse de se dérober sous ses pas ? Par exemple celle de Lili, enfant de l'après-guerre, trop tôt confrontée aux mystères de la disparition d’une mère, qui la confrontera à  l'expérience amère d’une  solitude subie et aux aléas d’une famille qui se décompose puis se recompose autour du père aimé qu’il faut désormais partager avec une belle-mère et deux jumelles de son âge qui lui disputent sa place

Tant bien que mal Lili grandit, secrète porteuse de ses blessures, dans une fragile recherche d’équilibre, en perpétuelle recherche des mystères de son existence. Entre premiers émois amoureux et tourmentes de Mai 68 elle tatonne pour trouver sa voie croyant trouver une famille chez des hippies du Val-d'Oise tandis que sa famille se métamorphose. Plus tard la découverte de Trieste sera à l’image de son existence : une succession d’instants et de scènes capitales et fugitives au cœur d’une conscience en éveil, toujours prompte à capter, entre fascination, peurs et émerveillements, l’essence de l’existence : l’Amour qui toujours se dérobe..

Avec une grande sensibilité et beaucoup de poésie, Sylvie Germain explore les mystères d’une âme humaine, si semblable à la nôtre et qui, écartelée entre violences, incertitudes, interrogations essentielles,  trivial et merveilleux, tressaille dans l’infini bonheur d’être au monde  envers et contre tout et tous… 

* Petites scènes capitales. Sylvie Germain. Ed. Albin Michel. 250 p. 19 Euros.


 

 

Une littérature anglo-saxonne très inspirée….

 

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« Ce qu’on a fait, ce qu’on n’a pas fait, ce qu’on a rêvé de faire, un beau jour tout se rejoint." 

 

A l’heure des bilans de la cinquantaine, Richard Ford,  l’un des plus grands romanciers américains contemporains,  nous revient avec un subtil et méditatif roman dans la veine d’"Une saison ardente" (1991) autour de la destinée d’un adolescent marqué par le drame et la solitude.

A Great Falls, Montana, Dell Parsons a quinze ans lorsque ses parents, cernés par leurs créanciers, dévalisent une banque. Un vol d’amateurs pour lequel ils seront vite arrêtés, puis broyés par la machine judiciaire, laissant derrière eux, livrés à eux-mêmes, deux adolescents de 15 ans, les jumeaux Dell et Berner qui devront être confiés à l’orphelinat. A tout jamais marquée par ces événements, la sœur, Berner va fuguer et devenir  alcoolique, tandis que Dell s’enfuit au  Canada où il est recueilli par  Remlinger, un « libertarien », organisateur de chasses qui fait de lui son apprenti et l’étrange Charles Quarters. Avec eux il  découvrira un univers violent qui le confrontera bientôt au meurtre…

Devenu adulte Dell Parsons, professeur d'anglais à la retraite, revient avec une sorte de détachement amusé sur ces événements improbables qui bouleversèrent sa vie ordinaire. Pour lui comme pour Ford le plus intéressant ce ne sont pas les crimes eux-mêmes, mais la façon dont ils ont façonné sa vie et sa façon d'être dans le monde Dès lors,  collectant minutieusement dans sa mémoire chacun des événements vécus, il les articule entre eux et accumule d’innombrables détails concrets, situations et personnages. Autant de précieux supports pour une méditation inspirée, et sensible, quitte à donner faussement au lecteur l’impression qu'il se passe peu de choses. Car l’essentiel est de donner du sens à ce qui lui est arrivé, de se forger sa propre philosophie de vie autour de questions en apparence simples sur ce qu’est le bonheur, la normalité, et la compréhension que l’on a de sa propre vie en la vivant.  Une vie entre rêves et réalité car : "Ce qu’on a fait, ce qu’on n’a pas fait, ce qu’on a rêvé de faire, un beau jour tout se rejoint." Du vrai et du grand Richard Ford…

* Canada. Richard Ford. Ed. de l’Olivier 478 pp., 22,50 €.

 

 

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Une journée particulière…

 

 Six ans après le succès de « A moi pour toujours », la romancière et poétesse américaine Laura Kasischke, grande dame de la littérature américaine revient en librairie avec Esprit d’hiver, un huis-clos magistral entre une mère et sa fille sur fond de tempête de neige.

Un matin de Noël Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana dont le  comportement lui semble de plus en plus étrange et inexplicable. .. Un funeste pressentiment l’assaille : lorsque qu’elle est partie en Russie avec son mari seize ans plus tôt pour l’adopter, quelque chose semble les avoir suivis jusque chez eux. Ce jour là Tatiana habituellement enfant sage et affectueuse, ne cesse depuis son réveil d’accumuler reproches et incohérences. Au cours de cette étrange matinée à la temporalité distendue ponctuée de coups de téléphone brefs, de catastrophes météorologiques et d’incidents domestique, Holly fait  défiler les souvenirs depuis l’adoption de la fillette, entretenant ainsi une  indicible angoisse présente dès son réveil et ressuscitant ses frustrations, telle son renoncement à l'écriture…

 
La tension monte laissant Holly de plus en plus seule et désemparée, jusqu'à la chute, finale et brève, qui bouleverse la lecture et remet le récit en perspective, au terme d’un suspense savamment instillé, accumulant détails et indices en apparence anodins, tous rendus terrifiants par la magie d’une écriture, souvent cruellement poétique, dont le cours chaotique et épuré s’accorde parfaitement aux errances d’un esprit en proie au désarroi et à la folie.

Une réflexion virtuose sur le déni et la résurgence de souvenirs souterrains qui soudain ressurgissent dans un univers oppressant jusqu’à l’angoisse, entre tension, suffocation et paralysie…

Un roman dérangeant, à la limite du fantastique, l’un des meilleurs de cette rentrée littéraire…

 

* Esprit d’hiver. Laura Kasischke. Ed. Christian Bourgois. 275 p. 20 euros.

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Une autre saga américaine…

 

Couronné par le National Book Award , élu meilleur livre de l’année 2012 par la presse américaine, « Dans le silence du vent », le nouveau roman de Louise Erdrich s’interroge avec force et une émotion à peine contenue sur l'amitié, l'amour, la colère, la justice et l'injustice, au sein de la culture amérindienne, à travers la voix d’un adolescent indien.

 

Une voix à la Dickens, celle de Joe, 13 ans qui vit dans une réserve du  Dakota du Nord où son père est juge et sa mère travailleuse sociale. Joe un adolescent ordinaire aux plaisirs ordinaires, forme avec ses trois amis une petite bande d’inséparables, tous amateurs de whisky et de filles mais néanmoins soucieux de leurs racines et de leur culture.

La vie de Joe bascule un soir où sa mère ne rentre pas à la maison. Agressée et violée elle n’a dû sa survie qu’à une fuite inespérée et demeure depuis prostrée, dans la totale incapacité d’identifier son agresseur. Son père confie la situation à la justice mais Joe perdant patience face aux lenteurs de l’enquête, décide avec ses amis de mener la sienne. Celle-ci marquera la fin de son innocence dans la découverte d’un monde brutal, aux prises avec les mystères terrifiants du sexe, un univers divisé par de vieilles histoires de  familles, conflits, haines recuites et rancunes au sein d’une réserve, victime de la longue histoire de la spoliation des droits et du patrimoine des Amérindiens.

La progression de l’enquête entretient le suspense du roman dont le texte et les dialogues sinuent superbement entre comédie, paraboles, surnaturel et récit d’initiation en une évocation réaliste du monde de l’adolescence et de ses premiers émois d’adultes. Une prose galvanisée par la sourde colère de Louise Eldrich, face aux  injustices dont sont victimes les femmes indiennes, rappelant qu’une Amérindienne sur trois connaît un viol ou des violences sexuelles au cours de sa vie, sans grand risque de condamnation de la part de  la justice américaine.

 

* Dans le silence du vent. Louise Erdrich Ed. Albin Michel. 462 p. 22,50 euros.

 

 



19/08/2013
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